corse24.com
Image default
Info Corse

Une enquête préliminaire ouverte pour suspicion de fraude électorale à Bastia

Notez cet article


Mis à jour le 30/06/2020 à 18:44

Publié le 30/06/2020 à 18:43

Le second tour des élections municipales a eu lieu ce dimanche.

Le second tour des élections municipales a eu lieu ce dimanche.
Photo Jean-François Ottonello

Une enquête préliminaire ouverte pour suspicion de fraude électorale à Bastia


Le parquet de Bastia a ouvert une enquête préliminaire pour “suspicion de fraude électorale” suite au dépôt d’une plainte dans l’entre deux tours des municipales de la deuxième ville corse, a-t-on appris mardi 30 juin auprès de la procureure de Bastia.

“C’est un ancien avocat du barreau de Bastia, François Chailley-Pompei, qui est venu déposer plainte en indiquant dans son courrier que l’association “Victoria”, qui avait pour objet initial le financement du parti radical de gauche (PRG) à Bastia, aurait, dans l’entre deux tours des élections, modifié ses statuts pour distribuer de la nourriture aux nécessiteux”, a expliqué à l’AFP Caroline Tharot, procureure de la République de Bastia.

Cette plainte fait suite à un article publié sur le site de France 3 Via Stella, a ajouté la procureure, précisant que l’enquête avait été confiée à la police judiciaire.

Le maire nationaliste sortant Pierre Savelli a été élu dimanche avec 49,37% des suffrages exprimés devant la liste d’union large de Jean-Sébastien De Casalta (39,73%), allant du parti radical de gauche (PRG) de Jean Zuccharelli à la droite régionaliste de Jean-Martin Mondoloni, et le divers Gauche Julien Morganti (10,9%).

Plusieurs plaintes pendant la campagne

La campagne électorale bastiaise s’est faite dans un climat conflictuel avec le dépôt de plusieurs plaintes notamment une pour intrusion dans l’enceinte de la mairie de Bastia.

Me François Chailley-Pompei est le fondateur de l’association pour le respect du suffrage universel (Arsu), qui a été mise en sommeil en 2010 mais a tenu pendant une trentaine d’années un rôle de vigie contre toute forme de fraude électorale en Corse.

Au cours des élections régionales et législatives de mars 1986 à Bastia, les 44 listes d’émargement de la commune avaient été volées et remplacées par de fausses listes, ce qui avait entrainé l’annulation des deux scrutins. L’Arsu était partie civile dans cette affaire.






Source

Related posts

suspension systématique en cas de racisme, fin de la méthode “dite de l’étranglement”

adrien

Vous avez du courrier… de Camargue !

adrien

Le plan de Jean-Guy Talamoni pour la santé publique insulaire

adrien