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Un chantier ambitieux de souveraineté hydraulique pour garantir l’accès à l’eau

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Quatre phases et huit territoires
Le plan Acqua Nostra propose, enfin, un phasage des réalisations. « Une phase immédiate 2020-2222 concerne des projets d’ores et déjà étudiés et financés dont certains sont déjà en cours de réalisation. Une phase à court terme 2020-2225 avec la mise en conformité des barrages et leur rehausse, la réalisation des conduites de transfert et d’extension, et l’étude de grands projets. Une phase à moyen terme 2020-2030 avec la poursuite des transferts, la réalisation de nouveaux prélèvements et de nouveaux stockages. Une phase à plus long terme 2020-2040-2050 avec la réalisation de grands ouvrages et l’alimentation de nouveaux périmètres. C’est un grand chantier qui conviendra de mener avec l’ensemble des partenaires : l’Etat, l’Agence de l’eau, EDF, la Collectivité de Corse et les EPCI », conclut Maryline Casabianca. A la suite, Camille Ceccaldi détaille les propositions d’aménagements sur les huit secteurs définis, à savoir Nebbiu, Balagna, Piaghja Urientale, Purtivechjacciu, Sartinese-Valincu, Rughjone Aiaccinu, Capicorsu et Punente. Seul point d’incertitude : le financement. « Ce Plan à 600 millions € s’inscrit dans une continuité, celle du PEI, du futur PTIC et d’une probable Programmation pluriannuelle d’investissement à hauteur de 450 millions €. La moitié des sommes à engager devrait intervenir à partir de 2030 », avertit Saveriu Luciani.
 
Un combat pour la survie
L’hémicycle salue en cœur et d’une même voix « le travail colossal effectué par l’Office hydraulique » pour reprendre les mots de Jean-Martin Mondoloni. L’opposition émet quelques inquiétudes sur le financement et la construction de nouveaux barrages. « Nous avons une préférence pour les retenues collinaires », prévient le président du groupe Per L’Avvene. « « Ce Schéma directeur de l’eau brille d’autant plus que d’autres brillent par leur absence, par exemple un Schéma directeur des routes qui, paraît-il est en cours, mais on finit la mandature sans l’avoir. C’est un document de bonne facture, de qualité, indispensable, mais à minima. Là ou ça fait mal, c’est comment financer ces 600 millions € ? L’eau fait partie des grands enjeux qui nécessitent des discussions avec l’Etat », appuie François-Xavier Ceccoli, élu du groupe La Corse dans la République. « On ne peut pas nous opposer le problème des moyens financiers en préalable. Aujourd’hui, on met 100 millions € par an sur les routes, en 30 ans, cela fait 3 milliards ! Acqua Nostra en demande 600 millions sur 30 ans ! » répond Saveriu Luciani. « On est dans un changement de paradigme. On n’est déjà plus dans un climat méditerranéen, mais dans une perspective de guerre de l’eau dont il ne faut pas oublier l’impact social. Le combat aujourd’hui, ce n’est pas de savoir ce qu’on va saupoudrer, mais de savoir comment on va survivre ! ».
C’est finalement sous les applaudissements que le Plan Acqua Nostra 2050 a été adopté à l’unanimité des présents.
 
N.M.



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