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Trump a « tenté d’empêcher un transfert pacifique du pouvoir », accuse Biden un an après l’assaut du Capitole



L’Amérique ne peut accepter que « la violence politique devienne la norme », a averti ce jeudi Joe Biden dans un discours prononcé un an après l’assaut du Capitole par des milliers de partisans de Donald Trump. « Nous devons décider aujourd’hui quelle nation nous allons être. Allons-nous être une nation qui accepte que la violence politique devienne la norme ? (…)  Allons-nous être une nation qui ne vit pas dans la lumière de la vérité mais à l’ombre du mensonge ? », a-t-il déclaré. « Nous ne pouvons pas nous permettre de devenir ce genre de nation », a soutenu le chef de l’État.

Après avoir choisi de traiter par le mépris son prédécesseur, en refusant par exemple de le nommer en public, Joe Biden a choisi de pointer la « responsabilité particulière » de Donald Trump dans le déchaînement de violence du 6 janvier 2021.

Trump a créé un « tissu de mensonges » au détriment de l’intérêt du pays

« Pour la première fois dans l’histoire, un président n’a pas seulement perdu une élection, il a tenté d’empêcher un transfert pacifique du pouvoir », et ses partisans qui menaient l’attaque sur Capitole, où siège le Congrès américain, « n’étaient pas un groupe de touristes, c’était une insurrection armée », a affirmé le président démocrate.

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« L’ancien président des États-Unis a créé et répandu un tissu de mensonges à propos de l’élection de 2020, il l’a fait car il préfère le pouvoir aux principes », a poursuivi Joe Biden, soulignant que l’ex-président républicain avait « bâti son mensonge pendant des mois » avant le scrutin.

« Je ne laisserai personne mettre le couteau sous la gorge de la démocratie » américaine, a conclu le chef de l’État. Tant aux Etats-Unis qu’à l’étranger, « nous sommes engagés dans une lutte entre démocratie et autocratie », a-t-il estimé. « Je n’ai pas cherché ce combat » mais « je ne me défilerai pas« , a-t-il prévenu.

Donald Trump continue de crier à la fraude

Avant même que le 46ème président des États-Unis ne prenne la parole, ses adversaires républicains avaient fait voler en éclats toute tentative de faire de cette journée de jeudi un moment d’unité nationale. Le chef des républicains au Sénat, Mitch McConnell, absent des cérémonies à Washington, avait notamment publié un communiqué accusant les démocrates d’« exploiter » cet anniversaire « pour promouvoir des objectifs politiques partisans qui existaient bien avant ».

Estimant peut-être que la conférence de presse qu’il voulait donner depuis sa luxueuse résidence de Floride serait une provocation de trop, Donald Trump a, lui, a renoncé à s’exprimer jeudi. Mais l’ancien président républicain milliardaire continue de clamer, sans preuve, qu’il est le vrai vainqueur de l’élection. L’ex-homme d’affaires, qui conserve un ascendant immense sur le parti républicain, a encore qualifié mardi de « crime du siècle » la fraude qui a, selon lui et sans qu’il n’en apporte la moindre preuve, entaché l’élection de Joe Biden. 

Illustration du fait que ces discours ont fait leur chemin dans les esprits : seuls 55% des Américains estiment que l’actuel président des États-Unis a été élu à la régulière selon un récent sondage. 

Marge de manœuvre limitée

À cette nation profondément divisée, qui donne parfois l’impression de vivre dans des réalités irréconciliables, le chef de l’État américain veut proposer une marche à suivre pour renforcer la démocratie. Le président tente en particulier de relancer des textes de loi sur l’accès des minorités au droit de vote. 

Mais sa marge de manœuvre pour sauver l’« âme » de l’Amérique, comme il l’a promis pendant sa campagne, semble bien limitée. Joe Biden fait face à des États conservateurs qui multiplient les législations compliquant l’accès des Afro-Américains aux urnes, à une Cour suprême portant la marque conservatrice de son prédécesseur, et à un Congrès que les démocrates ne contrôlent que d’un cheveu, et qu’ils pourraient perdre aux élections législatives de l’automne prochain. 





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