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restaurateurs et cafetiers toujours plus inquiets

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Le 15 janvier, c’est la date pas encore officielle mais évoquée du côté du gouvernement pour une réouverture des cafés et restaurants. Jean Castex le premier ministre devrait trancher jeudi prochain. Il prendra alors la parole pour détailler les mesures qui s’appliqueront durant les prochaines semaines.

Une catastrophe

C’est le mot qui revient le plus souvent chez les cafetiers et restaurateurs ajacciens lorsque l’on parle d’une éventuelle ouverture à partir du 15 janvier. Rester fermé durant les fêtes, cela est très dur à entendre pour Antoine Duffar, traiteur et restaurateur dans la rue Fesch d’Ajaccio : « Ce serait un coup dur oui, c’est une période où le restaurant marche bien, la restauration c’est 80% de notre chiffre d’affaires, les employés sont au chômage partiel c’est très compliqué. »

Jeannot tient une brasserie face au lycée Fesch et va arrêter les plats à emporter car ça ne marche pas, il souhaiterait un minimum de souplesse pour exercer son activité : « On est en Corse, _il fait beau temps, on peut mettre les gens en terrasse et ouvrir de 6h du matin à 20h_. »

Les professionnels sont inquiets, mais en colère. Ils parlent d’incohérence dans les mesures. Yannick Boccalupo, gérant de la Trattoria : « On ne nous apporte aucune solution alternative. On ne peut pas aujourd’hui laisser les métros ouverts et ne pas pouvoir ouvrir no petits commerces, avec un juste milieu bien sûr, en respectant les règles sanitaires, on sait qu’il y a un problème mais on ne va pas être les grands perdants… »

Deux poids, deux mesures

Jeudi 26 novembre les restaurateurs et cafetiers descendront dans la rue à Ajaccio et Bastia. Des rassemblements prévus le même jour que la prochaine allocution de Jean Castex. L’UMIH, l’union des métiers et des industries de l’hôtellerie qui représente la profession y participera. Ses membres se demandent pourquoi leurs établissements restent fermés alors que les cantines des écoles et des entreprises sont ouvertes.

Frédéric Ruiz, responsable de la section bars et restaurants au sein de l’UMIH : « Nous avons besoin d’avoir de statistiques,il faut justifier la prise de position du gouvernement concernant nos fermetures. On va se retrouver les derniers à ouvrir et nous (l’UMIH) on ne veut pas la fermeture des cantines ou restaurants d’entreprises, on demande le droit au travail, l’égalité. Certes c’est une crise inédite mais il va falloir motiver les décisions et nous les expliquer. La capacité de réaction en Corse est intact, les gens comprennent jusqu’à ce qu’on franchisse un seuil d’acceptation et que ça pète d’un coup. J’espère qu’on n’en arrivera pas là mais il faut être vigilant. »





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