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quelles sont les différentes manières de se protéger ?



Plus de 2 millions de cas quotidiens ont été recensés en moyenne dans le monde sur la semaine du 1er au 7 janvier. La pandémie a fait plus de cinq millions de morts dans le monde. Les États-Unis sont le pays le plus endeuillé, suivis par le Brésil, l’Inde et la Russie.
En France, 125 000 personnes sont mortes depuis le début de la pandémie. L’Organisation mondiale de la santé estime toutefois, en prenant en compte la surmortalité directement et indirectement liée au Covid-19, que le bilan de la pandémie pourrait être deux à trois fois plus élevé que celui officiellement recensé. 

Alors que les manifestations des anti-pass sanitaire et opposants au vaccin contre la Covid ont connu samedi un très net rebond en France, la crise sanitaire a fait considérablement évoluer la science, y compris sur les manières de se protéger.  

Au début de la pandémie, les autorités sanitaires insistaient beaucoup sur le lavage des mains pour empêcher la transmission de la Covid. Mais courant 2020, un consensus a émergé chez les scientifiques : plus que par les mains souillées qu’on porte à son nez ou sa bouche, cette maladie se transmet massivement via les aérosols, nuages de particules que nous émettons lorsque nous respirons et, plus encore, lorsque nous parlons, crions ou chantons. Alors, sans surprise, les endroits les plus risqués pour la contamination restent les lieux clos mal aérés : soirées pour regarder les matchs de football (à domicile ou dans des bars), ou, dans une moindre mesure, dans les transports. 

Dans une pièce fermée et mal aérée, ces aérosols peuvent flotter dans l’air pendant une longue durée et se déplacer dans tout l’espace, ce qui augmente considérablement les risques d’infection. Il faut donc aérer régulièrement au bureau, chez soi, dans les locaux scolaires… L’aération et la qualité de l’aération sont très importantes.  

Une étude publiée le 6 janvier 2022 dans la revue Environnemental Science & Technology conclue que « les épidémies de Covid-19 montrent clairement une tendance solide aux infections aérosols, ce qui permet de dresser des recommandations pour minimiser le risque de transmission ». 

Conséquence directe de la prise de conscience sur la transmission par aérosols, le discours sur les masques a radicalement changé en deux ans. Dans un premier temps l’Organisation mondiale de la santé et de nombreux gouvernements répétaient que les masques devaient être uniquement utilisés par les soignants, les malades et leur entourage proche, et non par le grand public. A partir du printemps 2020, les choses changent. On ne parle que du masque. D’abord le masque en tissu, parfois réalisé soi-même, puis ensuite en raison de l’émergence de nouveaux variants plus contagieux, c’est le masque chirurgical qui est privilégié. Mais avec l’omniprésence d’Omicron depuis la fin de l’année 2021, et face à sa contagiosité extrême, nombre de scientifiques conseillent désormais de passer au masque FFP2 en intérieur. 

Plus ajusté sur le visage et plus filtrant, ce masque serait donc plus protecteur, mais aussi plus contraignant à porter. Le Haut Conseil de la Santé publique doit bientôt rendre un avis sur sa généralisation en France. Pour l’instant, les masque FFP2 sont obligatoires en Italie depuis le 25 décembre dans tous les transports publics, les cinémas, les théâtres, les musées et les stades. En Autriche, ils sont exigés dans les lieux publics fermés, ainsi que dans les cafés ou restaurants, où les clients doivent porter leur masque FFP2 lorsqu’ils ne sont pas assis. Dans les parties communes des hôtels, les FFP2 sont aussi exigés. En Espagne, il n’est pas obligatoire, mais il est néanmoins porté par de nombreux Espagnols, y compris dans la rue. 

Selon Christian Curel, le président du syndicat des fabricants français de masques, « ces masques-là ont plusieurs couches. Le masque chirurgical, quand vous le portez, ne protège que les gens qui sont en face de vous. Le masque FFP2 vous protège également vous, c’est son utilité face à un variant comme Omicron parce qu’un masque chirurgical sur Omicron est quasiment inefficace ». Christian Curel s’appuie notamment sur une étude parue aux Etats-Unis le 7 décembre 2021 qui dit qu’avec des masques chirurgicaux c’est 30% de risques de l’attraper et 0,4% avec un FFP2 dans la même situation. 

Ce masque protège les voies respiratoires contre les particules fines et toxiques, les poussières ou certains virus. Plus ajusté sur le visage et plus couvrant, ce masque est plus filtrant, de par sa forme (il ne bâille pas sur les côtés, contrairement au chirurgical) et sa matière. 

Autre particularité, sa durée de protection peut aller jusqu’à huit heures, contre 4 heures maximum pour le masque chirurgical. Même s’ils sont « performants, efficaces sous certaines conditions, ils peuvent être difficiles à porter et contraignants. Il ne faut pas les porter longtemps » estime Didier Lepelletier, chef de service d’hygiène hospitalière du CHU de Nantes et expert du Haut Conseil de la santé publique. Rappelons tout de même que pour l’instant, aucune étude scientifique n’a jusqu’ici montré qu’ils avaient un impact positif en population générale

Aujourd’hui en France selon le président du syndicat des fabricants français de masques, « Il y a pas mal de stock déjà chez nos fabricants. Il y a aussi des capacités de production importantes, on peut monter assez facilement à 40, 50 millions de masques FFP2 par semaine en fabrication. Et dans le pire des cas pour les soignants, il y a aussi un stock stratégique qui a été constitué, une réserve qui n’existait pas il y a deux ans. 

La pandémie nous l’a appris : il est possible de concevoir de nouveaux vaccins contre une maladie inédite puis de commencer à les administrer mondialement en moins d’un an. Auparavant, ce processus prenait dix fois plus de temps. Début janvier 2022, soit un peu plus d’un an après le début de la campagne de vaccination mondiale, environ la moitié de la population de la planète est complètement vaccinée contre la Covid, selon le site de l’université britannique d’Oxford Our world in data. En revanche, ce qui était prévisible dès le début s’est confirmé : l’accès aux vaccins est très inégalitaire entre pays pauvres et pays riches. 

Les vaccins, les scientifiques le rappellent tous les jours, permettent d’éviter les formes graves de la maladie. Mais, les mutations du variant Omicron semblent lui permettre de réduire l’immunité par anticorps contre le virus. Conséquence : il peut probablement contaminer un nombre important de vaccinés, et réinfecter des personnes précédemment atteintes par le virus. Plusieurs études faites en laboratoire montrent que le taux d’anticorps s’effondre face à Omicron chez des vaccinés avec Pfizer/BioNTech, Moderna, et plus encore AstraZeneca ou Sinovac, vaccin chinois utilisé dans une cinquantaine de pays. Point encourageant, une dose de rappel avec Pfizer/BioNTech, Moderna ou AstraZeneca semble relancer nettement l’immunité par anticorps. Mais il manque une donnée cruciale : on ne sait pas à quel point cet effet dure dans le temps.  

Toutefois, la baisse des anticorps ne signifie pas que les vaccins ne sont plus efficaces. Car les anticorps ne sont qu’un des volets de la réponse immunitaire, qui passe aussi par des cellules appelées lymphocytes T. Plus difficile à mesurer, cette « immunité cellulaire » n’en joue pas moins un rôle très important, notamment contre les formes graves de la maladie. Ainsi, une étude présentée mi-décembre en Afrique du Sud laisse penser que Pfizer/BioNTech reste efficace contre les formes graves dues à Omicron, y compris avant le rappel et, donc, sans doute encore plus après. 

Et la 4e dose de vaccin ?

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé attendre le feu vert des autorités sanitaires pour décider de lancer une quatrième dose de vaccin en France. 

En Israël, les autorités sanitaires ont commencé à administrer une 4e dose pour les personnes immunodéprimées. Au Chili, un des pays ayant les plus hauts taux de vaccination au monde, a annoncé jeudi l’accélération de son programme d’administration d’une quatrième dose. Les personnes immunodéprimées pourront en bénéficier à partir de lundi, puis à partir du 7 février seront éligibles les personnes de plus de 55 ans ayant reçu la 3e dose il y a plus de six mois. 

Mais tout miser sur les rappels, quitte à devoir les multiplier, pourrait n’être qu’une stratégie court-termiste, mettent en garde des spécialistes. « Aucun pays ne pourra se sortir de la pandémie à coups de doses de rappel », a prévenu fin décembre Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé. « Les vaccins ne mettront pas fin à la pandémie à eux seuls », a renchéri lundi sur Twitter l’épidémiologiste américaine spécialisée dans les maladies infectieuses Maria Van Kerkhove.

Bientôt la fin de la pandémie ?  

Avec un variant Omicron plus contagieux mais moins dangereux, certains espèrent que cette vague signera la fin de la pandémie en procurant à la planète une large part d’immunité collective. « Vu le taux de contaminations dans notre pays et sur la planète, il est probable que nous ayons tous acquis une forme d’immunité ou par la vaccination, ou par l’infection, ou les deux », avait indiqué Olivier Véran, le ministre de la Santé, lundi 3 janvier sur France Inter après avoir affirmé que « peut-être » nous faisions face à « la dernière des vagues » de Covid-19. 

Au Danemark, les autorités sanitaires danoises sont très optimistes. Selon elles, le pays devrait rapidement retrouver une vie normale après une dernière vague du variant Omicron. Les autorités sanitaires danoises pensent que ce « retour de la vie normale »sera dans « deux mois ». 

Pour autant, il faut se garder d’un excès d’optimisme tant les scénarios à venir restent imprévisibles. « Plus Omicron se répand, plus il se transmet et plus il se réplique, plus il est susceptible de générer un nouveau variant », a mis en garde mardi une responsable de l’OMS, Catherine Smallwood.  





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