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“Nous sommes au départ de quelque chose qui ressemble à une vague épidémique”, selon Olivier Véran

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La hausse des contaminations depuis deux semaines va-t-elle avoir une répercussion sur les hôpitaux dans les prochaines jours ou semaines ? C’est la prévision et la crainte du ministre de la Santé. “Nous sommes au départ de quelque chose qui ressemble à une vague épidémique”, en raison de la propagation du variant Delta, un “ennemi nouveau parce que beaucoup plus contagieux”, a expliqué Olivier Véran ce dimanche 11 juillet sur Radio J. 

“La charge hospitalière pour l’instant n’augmente pas, mais il va se passer la même chose que l’été dernier, c’est-à-dire que les jeunes vont contaminer les moins jeunes, et, parce que tout le monde n’est pas vacciné, vous allez avoir une augmentation de la pression sanitaire, une augmentation des cas graves et des hospitalisations, a développé le ministre. Il a déjà relevé de premiers signes : “Ce que je constate en France, c’est que les hospitalisations ont arrêté de baisser depuis 24-48h […], par ailleurs on enregistre une petite hausse de l’activité de SOS Médecins, notamment en Ile-de-France, ce qui montre […] que l’épidémie est effectivement en train de repartir.”

Olivier Véran redoute plus de 20.000 cas chaque jour début août

Les près de 4.700 cas enregistrés samedi “pourraient devenir 6.000 dans une semaine, 10.000 dans 15 jours et monter au-dessus de 20.000 début août si nous n’agissons pas”, selon Olivier Véran. Il a pris en exemple la Grande-Bretagne, avec laquelle la France a “quatre semaines de décalage” : le pays est remonté à 30.000 cas quotidiens, et la pression hospitalière “commence à augmenter de 30-40% par semaine, avec déjà des hôpitaux qui déprogramment les soins”

Si le taux de croissance reste le même que ces derniers jours, “on aurait à 14.800 cas le 1er août et 63.000 le 24 août”, a calculé de son côté le fondateur de CovidTracker, Guillaume Rozier, sur Twitter.

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Quatre départements métropolitains sont déjà repassés au-dessus du seuil d’alerte du taux d’incidence : Paris, les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales et les Alpes-Maritimes.

Si on arrivait à baisser de 15 ou 20% la dynamique épidémique actuelle, nous pourrions repousser une vague hospitalière, l’amoindrir et sauver de nombreuses vies – Olivier Véran

En France, des modélisations de l’Institut Pasteur “montrent que même si on arrivait à baisser de 15 ou 20% la dynamique épidémique actuelle, nous pourrions repousser une vague hospitalière, l’amoindrir et sauver de nombreuses vies”, a plaidé le ministre.

Accroître la couverture vaccinale

De nouvelles mesures pourraient donc être annoncées lundi soir par Emmanuel Macron, à l’issue d’un nouveau conseil de défense sanitaire, pour freiner l’épidémie. Surtout, le gouvernement veut accroître la couverture vaccinale. Le projet de loi sur l’obligation vaccinale pour les soignants pourrait être adopté dès mardi en conseil des ministres et voté avant la fin juillet.

“Si nous n’avions pas de vaccins, nous ferions face à une vague beaucoup plus importante que la 1ère”, au printemps 2020, a souligné le ministre de la Santé. La vaccination est selon lui “l’outil majeur contre le confinement”, même s’il n’est “pas favorable” à la rendre obligatoire pour l’ensemble des Français de plus de 12 ans, comme le préconise l’Académie de médecine. “Nous examinons toutes les pistes pour éviter quoiqu’il arrive d’avoir à refermer le pays”, a-t-il conclu. Jeudi, il avait déjà déclaré : “Le vaccin est 95% efficace contre les formes graves, 100% efficace contre le confinement.”

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