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Marion Giovanelli, de l’angoisse du confinement à la réouverture de son salon à Calvi

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À Calvi comme partout ailleurs, ce lundi 11 mai  le monde s’est remis en marche. 
Tous s’attendaient à assister à une effervescence toute particulière. Pourtant,  la célèbre station touristique de Calvi  il n’en a rien été. Quelques véhicules seulement circulaient et un nombre très restreint de piétons  s’hasardaient. La peur de ce virus qui a fait tant de ravages était bien présente.
Le fait que les écoles de Calvi restent fermées et que la plage soit toujours interdite à la population sont aussi pour beaucoup dans cette timide reprise.
Pourtant, malgré ces craintes la vie doit reprendre et notre économique doit repartir, ne serait-ce que progressivement.
Parmi les commerces qui ont redonné vie ce lundi matin, il y a à Calvi le salon ‘Isabelle Coiffure”, propriété de Marion Giovanelli.
Ces 55 jours de confinement ont montré combien était important le métier de coiffeur et combien nous y sommes attachés.

Malgré  le stress de cette reprise et les derniers préparatifs à mettre en place, entre deux coupes, cette jeune commerçante a accepté avec toute la gentillesse qui la caractérise de nous parler de ces 55 jours de confinement, de ses angoisses du lendemain et de ses incertitudes  sur  l’avenir de son commerce.
” Pour moi comme pour d’autres sans doute, ces 55 jours de confinement ont été difficiles  à supporter. Il y a eu bien sur la peur de ce virus, la peur pour moi-même et pour mon fils âgé de 4 ans, l’angoisse pour mes parents confinés chez eux avec notamment les problèmes de santé que connaît ma mère,   celle de mes proches, la situation de mes employées du salon, les problèmes de trésorerie et bien entendu l’avenir de mon salon de coiffure.
Je suis passée par des moments d’angoisse et de peur, des nuits d’insomnie et de cauchemars.
Heureusement, j’ai reçu le soutien de nombreux amis et de clientes.
Ce sont eux qui m’ont aidé à surmonter cette épreuve, à faire face et à me battre.
J’ai pu faire face à mes problèmes de trésorerie grâce à un prêt bancaire garanti par l’État et bénéficier d’une aide gouvernementale de 1 500 €.
J’ai également pu faire le nécessaire pour mettre mes 3 employées en chômage partiel.
Sans ces aides, je ne sais pas comment j’aurai pu m’en sortir.
Pour satisfaire de nombreuses demandes de notre clientèle, durant ce confinement nous avons  instauré un drive pour la vente de produits”.

“Il a fallu revoir toute la disposition du salon de coiffure”
Et de poursuivre: 
Comme tout le monde j’ai attendu avec impatience l’intervention du Premier ministre le 7 mai pour savoir si on pourrait réellement reprendre le 11 mai.
Nous avons anticipé cette annonce en nous préparant et en aménageant le salon de coiffure. qu’il a fallu entièrement revoir.
Tout le salon a été entièrement désinfecté, nous avons supprimé des postes de travail, mis en place des plexiglas de séparation et autres mesures barrière apposé des fiches d’information….
. A l’entrée du salon, un distributeur de gel  hydro-alcoolique et une barrière de contrôle ont été mis en place.
Les climatisation et système de fonctionnement d’air pur ont été vérifiés par une entreprise et bien entendu nous avons équipé toute l’équipe de masques et ce  malgré les difficulté d’approvisionnement.
Tous les postes de travail  et outils sont désinfectés après chaque utilisation 
Notre souci majeur est de protéger notre clientèle et bien entendu nous-même.
Pour l’heure, le salon fonctionne  uniquement sur rendez-vous, avec des créneaux horaires adaptés à la prestation souhaitée.. Quatre personnes seulement sont autorisées en même temps dans le salon”.

Solidarité maître mot de cette période de confinement

Marion Giovanelli ne pouvait terminer cette intervention sans revenir sur cette période de confinement et sur cette reprise marquée par des problèmes extra professionnels:
” Si je devais qualifier ces 55 jours de confinement j’emploierai un seul mot: SOLIDARITÉ.
J’ai pu me rendre compte combien ce mot était important et combien chez nous il avait un véritable sens. Je tiens encore une fois à remercier du fond du coeur tous ceux qui ont été là pour me soutenir, me remonter le moral et m’aider à aller de l’avant.
Enfin, ma situation de mère célibataire avec un enfant qui vient de fêter dans ces conditions si particulière ses 4 ans, je dois dire combien il m’est difficile de concilier ma vie professionnelle et celle de mère de famille.
Pour l’heure les crèches sont toujours fermées et je dois me démener au quotidien pour faire garder mon fils.
Faute de ne pouvoir me déplacer en raison de la reprise de mon activité, j’ai du par exemple commander ce matin un taxi pour accompagner mon fils à  Calenzana,  seule garderie susceptible de l’accueillir. Pour les jours suivants c’est l’inconnue”



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