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les sujets à l’ordre du jour du conseil de défense sanitaire



Alors que la cinquième vague du coronavirus poursuit sa fulgurante progression en France, à quoi ressemblera le réveillon du 31 décembre ? Pour tenter d’enrayer l’épidémie, un conseil de défense sanitaire doit se tenir ce lundi 27 décembre. Emmanuel Macron présidera ce conseil en visioconférence depuis Brégançon à partir de 16h. L’exécutif doit y discuter de nouvelles mesures plus contraignantes. 

Pas de couvre-feu

Les fêtes sont une période à risque, du fait de la promiscuité des réunions de famille ou des soirées pour se souhaiter la bonne année. L’idée d’un couvre-feu, notamment de longue durée comme ce fut le cas l’hiver dernier, sera étudiée cet après-midi, mais la mesure ne semble pas être privilégiée. Selon les informations de franceinfo, à ce stade il n’est pas question d’imposer un couvre-feu pour le réveillon du Nouvel an, ce vendredi, le gouvernement ne souhaitant pas imposer cette mesure impopulaire. Elle est même jugée insuffisante par l’épidémiologiste Dominique Costagliola : « Ce n’est pas un couvre-feu d’un jour qui va changer la dynamique de l’épidémie. Si cette mesure est prise, ce sera une mesure d’affichage« , a-t-elle déclaré ce lundi sur France Inter.

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Le gouvernement a cela dit demander aux maires et aux préfets d’éviter tout rassemblement en cette fin d’année et d’annuler ainsi les festivités prévues. 

Pas de report de la rentrée

Selon les informations de nos confrères de franceinfo, le gouvernement ne prévoit pas de décaler la rentrée scolaire d’une semaine. Plusieurs professionnels de santé et épidémiologistes réclament un report, craignant une recrudescence des contaminations chez les 6-10 ans après les vacances scolaires. Le ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a plusieurs fois balayé d’un revers de la main cette mesure.

Retour du masque en extérieur

Les préfets devraient être invités à rendre le masque à nouveau obligatoire en extérieur en cas d’attroupement ou en centre des grandes villes, si les indicateurs départementaux de l’épidémie les y obligent. Certaines préfectures ont déjà pris les devants. C’est le cas notamment en Savoie où de nouvelles restrictions ont été imposées face à l’afflux de touristes dans les stations de ski. Face à une dégradation de la situation sanitaire, le Loiret a rendu le port du masque obligatoire aux abords des centres commerciaux, dans les files d’attente ou encore dans les marchés.

Assouplir les règles d’isolement

Si de nouvelles mesures contraignantes semblent inévitables, c’est en grande partie en raison du variant Omicron, qui se propage à grande vitesse en particulier chez les jeunes. Les contaminations pourraient connaître d’importantes hausses après les fêtes de fin d’année, et en particulier Noël et le Nouvel an. Rien que ce 25 décembre, plus de 100.000 cas positifs ont été recensés, un niveau qui n’avait jamais été atteint en France.

Plus transmissible que le variant Delta, il promet un nombre exponentiel de cas contacts. Cela fait craindre au Conseil scientifique une paralysie du pays. Plusieurs entreprises, notamment la SNCF et les compagnies aériennes, font face à une hausse de l’absentéisme chez leurs salariés. Pour éviter une telle situation, le gouvernement a demandé à l’instance de revoir les règles d’isolement. 

Actuellement, les cas contacts des personnes infectées par le variant Omicron doivent s’isoler pendant sept jours, voire 17 jours s’ils habitent avec la personne contaminée. Ces règles pourraient ainsi assouplies : les autorités envisagent une tolérance pour les cas contacts disposant d’un schéma vaccinal complet.

Dans la situation actuelle, l’hôpital ne peut pas fonctionner, Bruno Mégarbane

L’infectiologue Benjamin Rossi a notamment plaidé ce lundi sur France 2 pour une diminution de « la durée des arrêts maladie liés aux cas contacts« . Selon ce médecin au Centre hospitalier Robert Ballanger (Seine-Saint-Denis), cela permettrait de « récupérer certains soignants en arrêt » et de soulager les équipes soignantes, débordées et en sous-effectif. Comme dans de nombreuses d’entreprises, l’hôpital se retrouve frappé par une vague d’absentéisme en raison de personnels contaminés ou cas contact. Face à cette problématique, le chef du service de réanimation de l’hôpital Lariboisière, Bruno Mégarbane, propose, sur franceinfo, de faire travailler « certains soignants contaminés et asymptomatiques » dans « des zones consacrées à la prise en charge des patients covid« . Dans son hôpital, 3 lits sur 18 sont fermés en raison de personnels infectés par le covid-19.

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Le gouvernement doit aussi étudier le retour des jauges dans les salles de spectacle ou encore la vente d’autotests en grande surface, ce que plusieurs grandes enseignes réclament depuis plusieurs mois.

À l’issue de ce conseil de défense sanitaire, un Conseil des ministres exceptionnel doit aussi se tenir, aux alentours de 17h. L’exécutif doit y adopter le projet de loi transformant le pass sanitaire en pass vaccinal. 





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