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les salariés corses vont devoir encore patienter.

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« Le patronat renie son accord » en ce qui concerne la prime trajet domicile-travail annonce clairement la CGT de Corse. Pour le syndicat, après une série de neuf réunions, organisations syndicales et patronat étaient tombé d’accord en mars dernier pour une revalorisation de cette prime. Une augmentation repartie SUR  trois années pour atteindre jusqu’à 300 euros par an pour les travailleurs qui vivent à plus de 20 kilomètres du lieu de travail indique la CGT.

La faute à la Covid 19 ? 

Cette prime qui devait être signée cet automne ne le sera finalement pas explique Jean Pierre Battestini en charge du dossier pour la CGT. Selon lui, les représentants des chefs d’entreprises insulaires ont mis en avant la situation économique liée à la crise de la Covid 19 : « Personne ne peut nier la crise économique, il y a des aides qui sont faites aux entreprises. Les salariés ont aussi besoin d’augmenter leur pouvoir d’achat compte tenu du coût de la vie. Surtout qu’il s’agissait d’une augmentation de 4 euros par mois. Ce n’est pas quelque chose qui pouvait mettre en péril une entreprise ». 

Un accord qui n’a pas été paraphé par le patronat et qui inquiète la CGT : « Nous avons l’impression que derrière cela, il y a peut-être une volonté de ne plus verser cette prime à l’avenir. Nous savons que depuis 2009 beaucoup d’entreprises, malgré l’obligation, ne la verse pas pour diverses raisons ».

“L’accord n’a pas été renié”

Du côté des organisations patronales, le MEDEF de Corse par la voix de son président Charles Zuccarelli indique que l’accord sur la revalorisation de la prime trajet domicile-travail n’a pas été renié : « Nous sommes prêt à le signer, mais ce que nous demandons, c’est l’application de l’accord comme il a été,  jusqu’à ce que nous ayons une visibilité un peu meilleure sur l’économie de la Corse ». 

Le patron du MEDEF insulaire rejette les accusations de CGT concernant le prétexte de la crise sanitaire : « C’est très facile de dire à chaque fois, que la crise a bon dos, que les chefs d’entreprises exploitent les salariés. Je commence à être fatigué avec ce discours-là. Les chefs d’entreprises me parlent aussi de leurs salariés au chômage partiel et au pire qu’il vont devoir licencier. Les chefs d’entreprises sont très soucieux de leurs salariés » conclut Charles Zuccarelli.





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