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les restaurateurs soulagés attendent des précisions sur les protocoles sanitaires

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Dans trois semaines, ils pourront à nouveau accueillir des clients. À partir du 19 mai, les terrasses des bars et restaurants, avec 6 personnes par table maximum, ainsi que les commerces pourront rouvrir, avec des jauges et protocoles adaptés. Idem pour les musées, cinémas et théâtres, dans la limite de 800 personnes en intérieur et 1.000 en extérieur, a annoncé Emmanuel Macron jeudi. L’ensemble du dispositif et du calendrier pourra toutefois être adapté, notamment en cas d’aggravation soudaine et massive de la situation sanitaire, département par département.

Pour Valérie, patronne du bar “Le Drifter” à Cherbourg, c’est un “soulagement“. Sentiment partagé par Roland Héguy, président de l’Umih, principal syndicat de l’hôtellerie restauration, interrogé par l’AFP : “Ce qui est important c’est qu’on a enfin un calendrier : nous le demandions depuis longtemps, et aussi d’être prévenus trois semaines avant, ce qui est respecté”, a-t-il salué. “Enfin on a les dates, on a les clés du déconfinement et on peut s’organiser pour travailler, et sur les trois phases, car on aurait pu n’avoir que la première et être en attente de la suite…”, a-t-il ajouté.

Des questions sur les protocoles

Plusieurs questions restent toutefois en suspens a souligné sur franceinfo Romain Vidal, le secrétaire général du Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration de Paris Ile-de-France, et directeur de la brasserie Le Sully, dans le 4e arrondissement de Paris. “Il y a encore beaucoup d’incertitudes malheureusement (…) beaucoup de brouillard sur ces étapes”, notamment parce que “certaines régions ne sont pas sûres de rouvrir dès le 19 mai”. “On pourrait comprendre si on nous disait que certains lieux ne peuvent pas rouvrir à l’intérieur, mais pas à l’extérieur”, a-t-il précisé. Si cette date du 19 mai offre un peu de visibilité, “ça ne veut pas dire pour autant qu’on pourra sauver nos entreprises”, a-t-il insisté.

Le secrétaire général du Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration attend en outre des précisions sur le protocole sanitaire qu’il faudra mettre en place pour rouvrir les restaurants. “Tout dépendra des conditions matérielles, sanitaires et économiques dans lesquelles nous allons rouvrir : nous ne les connaissons pas”, regrette également Didier Chenet, des indépendants de l’hôtellerie restauration (GNI).

Quid des aides de l’État ?

Les professionnels s’interrogent enfin sur les modalités de réduction des aides. Selon le secrétaire général du Groupement national des indépendants de l’hôtellerie et de la restauration de Paris Ile-de-France, “les terrasses ne représentent même pas un restaurant sur deux et la mise en place de jauge ne permettra pas une reprise du travail à 100%”. Pour le service en salle, il faudra attendre le 9 juin. Ce qui inquiète Dominique Spenlehauer, président de l’Umih des Côtes-d’Armor : “Je me demande comment on va gérer les terrasses le midi quand il va pleuvoir, alors qu’on n’a pas de terrasses couvertes.” 

Les professionnels doivent discuter avec Bercy des modalités de diminution des aides (fonds de solidarité, l’exonération de charges sociales….) au fur et à mesure de la reprise de l’activité. Ils souhaitent que l’État continue de les soutenir, au prorata du chiffre d’affaires perdu. Les entreprises qui vont commencer à rouvrir en mai bénéficieront des mêmes aides économiques qu’en avril, et à partir du 1er juin, cet accompagnement se fera “au prorata de la reprise d’activité”, a précisé le président de la République, qui n’a pas défini les seuils en question.

“Le dispositif d’activité partielle sera maintenu à l’identique en mai et en juin”, a aussi confirmé Emmanuel Macron. En vigueur depuis près d’un an, il vise à permettre aux entreprises de traverser la crise sanitaire en évitant les licenciements. Dans un décret paru au Journal officiel jeudi matin, la ministre du Travail avait déjà formalisé la prolongation de ce dispositif pour le mois de mai, avec le même taux d’indemnisation pour les salariés, fixé à 84% du salaire net. Ceux qui restent soumis à des contraintes de fermeture partielle auront donc toujours 0% de reste à charge (contre 15% pour les autres secteurs actuellement). “Les futurs paliers se feront de manière progressive pour les secteurs protégés, afin de ne pas créer de fragilité” aprécisé à franceinfo le ministère du Travail.

“On espère que cette fois grâce aux progrès de la vaccination, les commerces ne seront pas de nouveaux des variables d’ajustement”, a commenté Jacques Creyssel, délégué général de la Fédération des entreprises du commerce et de la distribution (FCD) auprès de l’AFP. 





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