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Les nouvelles conditions du tarif résident excluent les Corses qui vivent sur le continent

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C’est une décision qui inquiète les Corses qui résident sur le continent. L’Office des transports (OTC) corse a décidé fin février de modifier les conditions pour bénéficier du tarif résident. Désormais, une adresse en Corse n’est plus suffisante, il faut justifier d’une adresse fiscale sur l’île. Ce statut de résident permet aux Corses de profiter de prix avantageux et fixes, y compris durant la haute saison, sur des vols reliant la Corse au continent. Le tarif résident s’applique ainsi aux vols «bord à bord», soit Marseille et Nice, et aux vols pour Paris-Orly. C’est la compagnie Air Corsica qui s’occupe des vols «bord à bord», tandis que le groupement Air France et Air Corsica se charge des vols vers et depuis la capitale, pour la période 2020-2023.

L’Assemblée de Corse définit ces tarifs préférentiels, qui doivent diminuer à compter du 25 mars prochain. Grâce à ce statut, un résident paie un aller-retour vers Paris 190 euros au lieu de 260 euros TTC, et 99 euros au lieu de 160 euros TTC pour Marseille ou Nice, selon Gilles Simeoni, président du Conseil exécutif de Corse. Cette offre réservée aux Corses comprend également deux bagages de 23kg en soute et un bagage en cabine, et les billets sont modifiables et remboursables. Sauf que cette offre est désormais réservée aux résidents fiscaux de la Corse, «afin d’éviter les abus», assure une porte-parole de l’OTC.

Pourtant, cette décision est loin de faire l’unanimité au sein de la diaspora corse. «Certains Corses sont obligés, pour des raisons professionnelles par exemple, de vivre sur le continent, même si leur attachement à la Corse est très présent», signale Jean-Baptiste Santini, avocat d’affaires spécialisé dans les projets internationaux, corse qui travaille aujourd’hui à Paris. L’avocat a donc signé une lettre ouverte adressée au président du conseil exécutif de la collectivité de Corse afin d’alerter sur «les effets pervers de ce nouveau système.» S’il concède que les anciennes conditions ont mené à «des abus», il demande dans cette lettre «la prise en compte des intérêts moraux et familiaux des Corses.» Jean-Baptiste Santini détaille dans sa lettre ouverte : «votre majorité souhaite-t-elle créer des Corses ‘fiscaux’, des Corses ‘administratifs’, des Corses de ‘papier’ en somme, ou des Corses de mémoire, d’esprit, de valeurs, et de d’ambition ? L’enracinement doit-il être mesuré à l’aune d’une attestation fiscale ?» L’avocat souhaite que «le sujet soit mis sur la table, il faut trouver une solution.» Il cite notamment La Sardaigne, qui prend en compte plusieurs critères pour ses résidents, dont le lieu de naissance, le lieu de naissance des ascendants, l’affectation de l’établissement scolaire, etc.



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