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Le crédit d’impôt pour les investissements en Corse source de concurrence déloyale selon a fidirazioni

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Ni la date, ni l’endroit n’ont été choisis au hasard. C’est devant la préfecture de région à Ajaccio, la veille de l’arrivée en Corse du secrétaire d’Etat chargé du tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, que la « fidirazioni di l’uparaghji di u turisimu corsu » a choisi d’organiser sa conférence de presse. 

« Nous tenions à ce lieu symbolique afin de faire voir au préfet que l’on existe » explique son président César Filippi, déplorant que l’organisme n’ait pas été reçu depuis sa création il y a un an et demi. Autre sujet de colère, avoir été convié numériquement à participer à la réunion organisée mardi avec le secrétaire d’Etat au tourisme Jean-Baptiste Lemoyne, alors que d’autres professionnel sont eux invités physiquement. « Nous rassemblons pourtant vingt-deux secteurs d’activité vivant directement ou indirectement du tourisme. » 

Le crédit d’impôt pour les investissements en Corse au cœur des critiques

C’était le thème principal que voulait aborder la « fidirazioni » lors de son point presse. Le crédit d’impôt pour les investissements en Corse. Lancé en 2002, et initialement prévu jusqu’à la fin 2020, il a finalement été prolongé jusqu’en 2023 par le gouvernement. Le but de ce dispositif, soutenir l’économie corse en permettant aux entreprises exerçant une activité industrielle, commerciale, artisanale, libérale ou agricole – qui investissent sur l’île, de récupérer 20 à 30% de leurs investissements grâce à un crédit d’impôt. « Un bon dispositif qui a été dévoyé » estime César Filippi, pour qui le crédit d’impôt a été « récupéré par des professionnels de l’immobilier et a profité aux grands et petits spéculateurs. »

Selon lui, le crédit d’impôt pour les investissements en Corse aurait permis à des « spéculateurs » de construire à moindre frais, des résidences secondaires destinées à la location, venant ainsi concurrencer l’hôtellerie traditionnelle sur l’île.

« Avec ce crédit d’impôt de 30%, on vous paye votre résidence secondaire en Corse. Si vous la revendez au bout de cinq ans, vous faites une plus-value énorme qui en plus n’est pas taxée. Comment l’Etat peut-il faire semblant de ne pas voir cela et se priver ainsi d’une telle recette fiscale et sociale ? » 

César Filippi dresse un constat alarmant du devenir “de l’hôtellerie familiale” sur l’île. « Aujourd’hui, il y a dix hôtels en vente en Corse, c’est une première. En plus de cela, nous ne ressentons pas encore les conséquences de la crise du COVID. Lorsqu’il faudra rembourser les prêts garantis par l’Etat, en plus de tout le reste, nous allons avoir des liquidations à la chaîne. » 

Ce tableau incite aujourd’hui l’homme à réclamer des mesures spécifiques au gouvernement à destination de sa profession. « Nous demandons réparation à l’Etat, avec la mise en place d’un crédit d’impôt exceptionnel de 50% pour les réceptifs professionnels existants, et ce, pour une durée de sept ans. »





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