corse24.com
Image default
Info Corse

ils prennent la pose pour dénoncer la mise à l’arrêt de leur activité

Notez cet article


Depuis le début du reconfinement annoncé jusqu’au 1er décembre et la fermeture des commerces dits “non essentiels”, ils sont nombreux à se mettre à nu sur les réseaux sociaux, au fil d’une série de photographies affichant ce hashtag : Commerçants, artisans et artistes à poil ! 

« Les gens se mettent à nu parce qu’ils n’ont plus que ça »

Interpeller, faire réagir, c’est tout le sens de cette initiative portée par la photographe Caroline Gilles : « C’est un projet qui part d’un photographe de Lorraine qui a posté une première photo, juste pour les photographes, puis j’ai posté la mienne et _cela a pris une ampleur inattendue. J’ai eu des demandes spontanées assez vite, des commerçants autour de moi en Casinca_…C’était un risque à prendre et en fait là j’en suis à une trentaine de demandes et ce n’est pas fini. C’est fédérateur, cela prend de l’ampleur au niveau national, et le fait qu’en Corse on puisse suivre c’est super avec la pudeur qui existe chez nous…Les gens se mettent à nu parce qu’ils n’ont plus que ça, et c’est fort, c’est un manifeste. »

« Des métiers moins importants que les grandes surfaces ? »

Une façon pour ces professionnels d'exprimer leur mécontentement, leur désespoir aussi, face à la mise à l'arrêt de leur activité
Une façon pour ces professionnels d’exprimer leur mécontentement, leur désespoir aussi, face à la mise à l’arrêt de leur activité
DR/

Une façon pour ces professionnels d’exprimer leur mécontentement, leur désespoir aussi, face à la mise à l’arrêt de leur activité, avec une forte adhésion populaire à la clé et l’espoir d’être entendus par le gouvernement dont, selon certains commerçants, « les mesures d’aide ne prennent pas en compte toutes les situations . »  Pour Céline Ruiz, coiffeuse, participer à ce mouvement était essentiel : « Un moyen très bien pour motiver, se faire entendre. On est en colère, tous ces métiers, la coiffure, l’esthétique, les libraires, les photographes et tant d’autres sont-ils moins importants que les grandes surfaces ? »

Christelle Platel, créatrice d’événements, insiste sur la force du symbole de la mise à nu : « _Ce n’est pas anodin, il faut oser_…on se dit on n’a plus rien. On est face à un mur… »

L’accueil de la population a été plus que positif, selon Nathan Bertinot, coach sportif : « J’ai eu beaucoup de compliments et de félicitations pour l’esprit, c’était vraiment dans le but d’interpeller les gens, on est en train de nous priver de toutes nos libertés, c’est un coup de poing non violent. »

Des photographies de commerçants, d'artisans et artistes corses à poil inondent les réseaux sociaux, à l'initiative d'une photographe Caroline Gilles, basée à Vescovato
Des photographies de commerçants, d’artisans et artistes corses à poil inondent les réseaux sociaux, à l’initiative d’une photographe Caroline Gilles, basée à Vescovato
DR/

Un phénomène parti de Lorraine qui a gagné la Corse où la pudeur est pourtant de rigueur. 

Des photographies aux allures de revendications que l’UMIH 2B (Union des métiers et des industries de l’hôtellerie) envisage par ailleurs de compiler et de faire peser auprès de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Haute-Corse.





Source

Related posts

Caravelle Ajaccio-Nice : une plongée sur l’épave pour faire la lumière sur le crash

adrien

​Le baryton Ludovic Tézier reçu à Bastia

adrien

Chansons et applaudissements pour l’inhumation de Guy Bedos en Corse

adrien