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En Corse, des rassemblements contre le “pass sanitaire” et la vaccination obligatoire

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Leurs arguments sont multiples, des plus perplexes aux plus alarmistes. “Pas assez de recul sur les vaccins actuellement disponibles” selon certains, risques de “devenir stérile” dans les années futures selon d’autres. 

Alors que l’épidémie de COVID-19 repart en Corse, avec près de 200 cas positifs sur les deux jours précédents, ils étaient plusieurs centaines hier dans les rues d’Ajaccio et de Bastia. Un peu plus de 200 devant la préfecture d’Ajaccio, même chose devant celle de la cité de César Vezzani. Des rassemblements pour dire NON à la vaccination obligatoire, organisés au lendemain de l’allocution du Président de la République du 12 juillet.

Parmi les manifestants, des membres des collectifs, “Réaction 19” et “La Corse en Colère” , mais aussi de simples citoyens. Tous revendiquent le droit de “garder le choix” et dénoncent ce qu’ils interprètent comme une atteinte aux libertés individuelles.

“Je suis contre l’obligation, et pour le choix. Nous ne sommes pas des cobayes. Et plus on veut nous obliger, et plus on est sceptiques et méfiants !” assure cette manifestante. 

“Aujourd’hui ce sont les soignants, après ça va être la troisième dose pour tout le monde, et après quoi ? On va être piqués tous les six mois ?” s’émeut Emilien Bartoli, du collectif “Réaction 19 Corse”. Celui-ci revendique environ 200 membres. Parmi les arguments, beaucoup de crainte vis-à-vis des vaccins, “toujours en phase de tests” entend-on rappeler par ci par là. Mais aussi du ressentiment envers le chef de l’Etat. “La gestion de cette épidémie est politique, économique, mais pas sanitaire! […] Au moins, Macron a été clair dans son discours, car entre les lignes, on comprenait ‘de toute façon on va y venir’ (à la vaccination obligatoire généralisée ndlr). C’est d’ailleurs un nouveau reniement de la parole donnée…”

Pancarte sur les grilles de la préfecture de Corse lors du rassemblement pour le choix de se faire vacciner ou non.
Pancarte sur les grilles de la préfecture de Corse lors du rassemblement pour le choix de se faire vacciner ou non. © Radio France
Olivier Castel

Des salarié du secteur médical parmi les manifestants

La plupart des présents se dit pourtant conscient des risques quand on les questionne, mais parfois, ils ont tout aussi peur du vaccin que du virus. Emilien croit plutôt dans la thérapie du professeur Raoult. D’autres vont encore plus loin et craignent qu’il y aient des puces 5G dans les vaccins… 

Mais on trouve aussi des gens du métier de la santé. Une aide-soignante de l’EHPAD de Sarrula-Carcupinu est venue vêtue de sa blouse. Si elle consent que chacun fasse son choix, le sien est pour l’heure celui du refus.

“C’est l’obligation qui me gêne, et non le vaccin. Je ne suis pas vaccinée, je me suis occupé de résidents qui ont le variant anglais, et mon taux d’anticorps est à 0%. Le vaccin est pas inutile, selon moi, mais il aide à rassurer certains et à faire avancer d’autres. Mais si on respecte les gestes barrières et qu’on fait attention, le mot obligation devrait être interdit. On a tout le matériel pour se protéger comme il le faut”. Estime-t-elle encore. “Si on n’arrive pas à faire reculer le gouvernement, on (elles et ses collègues non vacciné(e)s ndlr) se fera peut-être vacciner en décembre, lorsque le vaccin Sanofi-Pasteur sera disponible, mais pas en septembre… et surtout sans obligation !”

“J’ai une amie qui est restée paralysée de la moitié du corps après son vaccin”, raconte cette salariée du paramédical. “J’ai aussi une patiente dont je fais la rééducation qui a fait un accident vasculaire cérébral deux heures après l’injection. Quand je lui ai demandé si elle avait été rentrée dans les statistiques, elle m’a dit que les médecins avaient répondu qu’elle aurait fait de toute façon l’AVC. Est-ce qu’on a la preuve de ça ? Pour moi, ‘dans le doute, abstiens-toi !”

D’autres manifestations de ce type pourraient de nouveau être organisées.





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