corse24.com
Image default
Info Corse

Celia Picciocchi, portrait d’une musicienne corse

Notez cet article


Les musiciens, auteurs-compositeurs notamment, ont vu leurs revenus considérablement baissé pendant ces deux mois : « tout s’est arrêté le 16 mars. Les dates annulées, tout comme les festivals ; financièrement, c’est assez difficile, actuellement je gagne deux à trois fois moins que d’habitude », précise Célia Picciocchi, musicienne, violoniste, membre du Jakez Orkestra qui participe aussi au groupe Voce Ventu ou à l’ensemble Elixir, « _heureusement notre régime d’intermittent a été maintenu par le gouvernement jusqu’en aôut 2021_, cela devrait nous permettre de relancer la machine », explique-t-elle.  

Heureusement en effet, parce que les perspectives estivales ne sont pas meilleurs que celles du printemps : « Avec Voce Ventu par exemple, on tourne dans les villages, dans toute la Corse, mais pour l’instant, personne ne confirme rien… tout le monde est en attente de savoir s’il va y avoir un rebond ou pas, quelles seront les mesures sanitaires, les possibilités de déplacement, etc… Du coup, il n’y a pas vraiment de dates à venir ».

En live sur internet

Le Jakez Orkestra sur scène, avant le confinement bien sûr
Le Jakez Orkestra sur scène, avant le confinement bien sûr
Max Boxberger (dr)

Pendant ce confinement, les musiciens ont spontanément donné des concerts sur internet, principalement via les réseaux sociaux : « dès la première semaine de confinement, avec mon compagnon, on a décidé de faire des concerts en direct sur Facebook, tous les vendredis, à l’heure de l’apéro », raconte Célia Picciocchi, « c’est vrai que c’est plutôt étrange de se retrouver face à un ordinateur, sans public physiquement présent… mais très rapidement on voit des likes, des commentaires apparaître et ça fait du bien », précise la violoniste, « ça nous permet de nous mettre dans les conditions d’un vrai concert, on se prépare, on s’habille, on se maquille, on a l’adrénaline du live. En plus ça nous permet de garder le contact avec le public ». Des concerts virtuels qui seront rémunérés par la SACEM, en fonction du temps et du nombre de vues réalisées sur les différentes plate-formes de diffusion. Un dispositif à pérenniser, : « toutes ces grandes plate-formes de Youtube à Facebook vivent du contenu que d’autres produisent, c’est normal, à un moment donné, qu’elles reversent leur écot », affirme la musicienne.

Continuer à créer

«Dans notre métier, il y a aussi la partie immergée de l’iceberg : _la composition, l’écriture, les arrangements et là-dessus, nous ne sommes pas restés inactifs, bien au contraire_, on a continué à créer », explique Célia Picciocchi.

Aujourd’hui, c’est le rôle des collectivités locales de soutenir cet effort de création : « la création, l’écriture d’un spectacle, les répétitions, tout ça c’est de l’activité que doivent soutenir les institutions comme les municipalités ou la collectivité de Corse. Elles doivent voir plus loin et aider la création culturelle même si les spectacles ne sont joués que l’an prochain. Sinon, on risque de se retrouver avec des scènes ouvertes et rien à mettre dessus », conclut la violoniste.



Source

Related posts

Ajaccio : 5 000 € de bons d’achat grâce à un donateur

adrien

Covid-19 en Corse : faut-il s’inquiéter ?

adrien

Destination Provence : Moustiers-Sainte-Marie

adrien