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ce qu’il faut retenir du second tour

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Les écologistes ont réalisé une percée lors du second tour des élections municipales, ce dimanche. C’est le principal enseignement de ce scrutin, marqué par une abstention très forte. Voici ce qu’il faut retenir de ces élections municipales 2020.

Une abstention très importante

Trois mois après un premier tour déjà bouleversé par la crise du coronavirus, ce second round a encore été marqué par un taux de participation en berne, entre 40% et 41% selon les estimations, contre 62,1% en 2014. Malgré des précautions sanitaires exceptionnelles et le reflux de l’épidémie, une large majorité des 16,5 millions d’électeurs appelés à voter dans 4.820 communes ont boudé les isoloirs.

Les écologistes réalisent une percée

Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Besançon, Tours, Poitiers, Annecy, Marseille : le nombre de villes ayant basculé dans le giron des écologistes est effet important. L’eurodéputé EELV Yannick Jadot a salué la victoire d’une “espérance autour d’un beau projet” écologiste.

Les écologistes se présentaient certes avec ambition aux élections municipales après des européennes de 2019 réussies, mais peu de cadres évoquaient en privé une déferlante de pareille ampleur. Finalement, ils gagnent rien moins que les deux plus grandes villes du pays après Paris – où ils feront tout de même partie de la majorité d’Anne Hidalgo. Les élections municipales auront en tout cas fait d’EELV une force incontournable à gauche en vue des prochaines élections.

La victoire d’Edouard Philippe, un cache-misère pour LREM

Edouard Philippe, dont la cote de popularité au niveau national s’est envolée pendant l’épidémie de coronavirus, a conforté encore sa position en remportant avec près de 59% la mairie du Havre (Seine-Maritime), ville qu’il a dirigée de 2010 à 2017 avant d’être nommé à Matignon. Le sort du Premier ministre, qui avait prévenu qu’il resterait en cas de victoire au gouvernement tant qu’Emmanuel Macron le jugerait utile, est désormais entre les mains du chef de l’Etat, qui pourrait remanier son équipe dans les prochaines semaines.

En dehors de cette victoire, ce second tour met un terme à des élections décevantes pour la majorité. Aucune conquête et de nombreux revers : La République en marche a essuyé une sévère défaite, notamment à Paris, alors que de nombreux sortants qu’elle soutenait ont été battus, à Lyon, Bordeaux ou Nancy. Maigre consolation : le maire sortant de Toulouse, Jean-Luc Moudenc, qui avait reçu l’onction de LREM, a été réélu dans la quatrième ville de France, selon des estimations. “Ce soir, nous éprouvons une déception”, a réagi la porte-parole du gouvernement Sibeth Ndiaye. Le succès de candidats écologistes dans plusieurs grandes villes montre que le gouvernement doit “aller plus vite, vraiment plus vite” dans la transformation écologique, a estimé de son côté le ministre du Logement Julien Denormandie.

Hidalgo et Aubry réélues à Paris et Lille, Marseille bascule à gauche

La maire PS Anne Hidalgo l’a emporté à Paris, en obtenant entre 49,3 et 50,2% des voix au second tour, selon trois instituts de sondage. Elle a devancé la candidate LR Rachida Dati (entre 31,7 et 32,7%) et celle de LREM Agnès Buzyn (entre 13,7 et 16% des voix), selon Harris Interactive, Ipsos-Sopra Steria et Elabe Berger-Levrault.

Martine Aubry a de son côté été réélue maire de Lille de justesse, avec 227 voix d’avance sur l’écologiste Stéphane Baly.

A Marseille, Michèle Rubirola, à la tête d’une coalition de gauche, est arrivée largement en tête devant la candidate LR Martine Vassal, selon deux estimations des instituts de sondages.

Perpignan, victoire de poids pour le RN

A Perpignan, le “front républicain” en faveur du maire LR sortant Jean-Marc Pujol a échoué à barrer la route au frontiste historique Louis Aliot (Rassemblement national), qui remporte la première préfecture et ville de plus de 100.000 habitants pour le parti depuis Toulon en 1995. Il a totalisé entre 53 et 54% des voix. “C’est un système qui s’écroule”, s’est félicité le député auprès de l’AFP. “Perpignan !”, s’est réjouie sur Twitter la présidente du RN, Marine Le Pen. Elle s’est félicitée d’une “vraie grande victoire”, y voyant un “vrai déclic”.

En dehors de cette prise, le RN avait certes conservé au premier tour huit de ses dix villes remportées en 2014 mais ne gagne au second qu’une poignée de nouvelles mairies.

Bonne résistance du PS et LR

Les socialistes remportent Nancy (Mathieu Klein obtient contre le maire sortant radical Laurent Hénart), et conservent aussi Rennes, Nantes et Le Mans. Le Premier secrétaire du PS Olivier Faure s’est félicité des “formidables victoires” remportées par les socialistes et les écologistes, souvent rassemblés au second tour.

A droite, Les Républicains gardent Toulouse, où le maire sortant Jean-Luc Moudenc (soutenu par La République en marche) l’emporte. A Nice, le maire sortant Christian Estrosi (Les Républicains) a revendiqué la victoire dans sa ville, et à Aix-en-Provence, la LR Maryse Joissains-Masini, a été réélue avec 43,5% des voix. Selon le président de LR Christian Jacob, son parti “renoue avec la victoire” en remportant “plus de la moitié des villes de plus de 9.000 habitants”.

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