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ce que l’on sait sur les futurs centres de vaccination

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La France sera dotée dans deux semaines de 500 centres de vaccination hors hôpitaux, a assuré mercredi le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, alors que l’opposition pilonne le “fiasco” de la stratégie de l’exécutif. “Nous ouvrons 100 centres destinés à la ville. Ce n’est qu’un début : nous en ouvrirons 300 la semaine prochaine et 500 celle d’après”, a-t-il déclaré à l’issue du premier Conseil des ministres de l’année. Ces centres doivent permettre de vacciner les plus de 75 ans dans un premier temps, puis d’autres catégories de population. En outre, “le nombre d’hôpitaux qui permettent de vacciner des soignants, a été multiplié par trois ce matin” et “va continuer à monter en puissance”, a-t-il affirmé.  

Voici ce que l’on sait à la veille de la conférence de presse du gouvernement qui doit détailler leur fonctionnement.

L’essentiel

  • 5 à 6 centres de vaccination doivent être déployés par département d’ici fin janvier
  • 500 centres de vaccination doivent être ouverts en France d’ici le 24 janvier
  • Jusqu’à la fin du mois de mars, seuls les plus de 75 ans et les soignants pourront s’y faire vacciner 

Cinq à six centres de vaccination par département

En déplacement à Tours mardi, le président de la République Emmanuel Macron a indiqué aux élus locaux que “5 à 6 centres de vaccination” seront déployés dans chaque département durant le mois de janvier, sur le modèle des centres de dépistage Covid mis en place ces derniers mois. 

Jusqu’à fin mars, ils seront ouverts aux plus fragiles et aux soignants. La vaccination sera ensuite étendue à un plus large public.

La liste complète n’est pas encore connue mais les salles municipales ou les gymnases pourraient être privilégiés a laissé entendre l’entourage du ministre de la Santé à Europe 1 : “Il faut que les personnes âgées n’aient pas à faire 70km pour se faire vacciner”. Olivier Véran a demandé aux Agences régionales de santé (ARS) d’identifier, avec les préfets, aux moins trois centres par département selon les informations de nos confrères.

Pas de “vaccinodromes”

Le ministre doit détailler leur fonctionnement jeudi lors d’une conférence de presse mais il a déjà indiqué qu’il n’était pas favorable à l’installation de “vaccinodromes” géants comme le proposent certains élus locaux, à l’instar de la maire LR de Biarritz, Maider Arosteguy, prête à ouvrir un centre au Casino municipal dès la semaine prochaine.  À Marseille, c’est l’OM qui a proposé de mettre les locaux du Stade Orange Vélodrome à la disposition de tous les Marseillais.

“Nous voulons avoir des vaccinations de proximité”,  a commenté Olivier Véran lors d’une visite à l’hôtel-Dieu à Paris. “J’ai déjà demandé aux élus d’identifier des structures dans lesquelles nous pourrions travailler avec eux. Je ne suis pas certain que cela doive prendre la forme de grands stades dans lesquels viendraient faire la queue des milliers de personnes en plein hiver.” 

Ce type de “vaccinodrome” n’est “pas possible actuellement”, a confirmé l’Agence régionale de santé (ARS) des Pyrénées-Atlantiques mercredi. “Pour l’instant, les centres de vaccination ouverts sont adossés à des établissements publics”, a t-elle précisé à France Bleu Pays basque. L’acheminement, le stockage, ou encore la congélation du vaccin sont actuellement trop complexes pour envisager l’ouverture de centres géants comme celui proposé par la maire de Biarritz, a-t-elle ajouté.

Avec un million de résidents et de personnels de santé concernés dans les Ehpad, quelque 5 millions de plus 75 ans, et deux injections par personne, la France qui dispose actuellement d’un million de doses, et doit en recevoir 500.000 toutes les semaines de Pfizer/BioNTech, pourrait en outre manquer de vaccins.

Les maires mobilisés 

Certains élus locaux ont toutefois décidé de prendre les devants, à l’image de David Lisnard, maire LR de Cannes, prêt à recevoir la population au Palais des Festivals. Quarante personnes par heure pourraient y être vaccinées selon l’édile qui s’est équipé de deux congélateurs basse température (-80 degrés), de seringues et a fait installer des zones d’enregistrement et des zones de “prise du consentement”. 

L’Association des Maires de France (AMF), qui a rencontré le Premier ministre le 19 décembre, a également proposé ses services, estimant que “la réussite de la campagne de vaccination repose à la fois sur son caractère massif et sur la confiance de la population : sur ces deux points (…) les élus locaux sont les mieux placés pour garantir son efficacité“. Partout en France, nombreux sont ceux qui montent au créneau pour dénoncer une campagne qu’ils jugent trop centralisée et proposer leurs services pour accélérer la vaccination, comme en Sarthe ou  en Vaucluse par exemple.

À Paris, la mairie a proposé l’ouverture d’un centre de vaccination dans toutes les mairies d’arrondissement et s’est dite prête à louer des congélateurs pour stocker le vaccin Pfizer. Une mesure écartée à ce stade par l’Agence régionale de santé.

L’Assemblée des départements de France (AdF) a quant à elle proposé d’impliquer des médecins territoriaux, du soutien logistique au transport du vaccin ou encore “la mise en place de centres de vaccination dans les communes, dans les Ehpad privés et dans les établissements prenant en charge des personnes en situation de handicap”.

Les centres de vaccination près de chez vous (listes non définitives)

Vaccination : la stratégie "simplifiée" de la France au 5 janvier 2021.
Vaccination : la stratégie “simplifiée” de la France au 5 janvier 2021. © Visactu





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