corse24.com
Image default
Info Corse

“Capra corsa, Capra viva”, l’ODARC au chevet de la filière caprine corse

Notez cet article


Présenté ce jeudi à Altiani, le plan « Capra corsa, Capra viva » de l’Office de Développement Agricole de la Corse (ODARC) contient une batterie d’aides destinées aux éleveurs qui sont environ 200 dans l’île.

L’ODARC a présenté ce jeudi son plan de soutien à la filière caprine insulaire
L’ODARC a présenté ce jeudi son plan de soutien à la filière caprine insulaire © Radio France
Maxime Becmeur

Des problèmes structurels

En Corse la filière caprine fait face à plusieurs difficultés : menaces sanitaires, faible productivité des troupeaux, problèmes d’éligibilité des surfaces agricoles ou encore introduction de races exogènes. Une situation précaire de laquelle il fallait absolument sortir, souligne Aurélia Sabiani, éleveuse de chèvres à Sari d’Orcinu et présidente de l’Associu di i Capraghji Corsi : « Souvent les bâtiments sont un peu à la dérive, parfois il n’y a même pas d’eau ou d’électricité sur les exploitations. L’Odarc a fait en sorte que le minimum arrive sur les exploitations…et une amélioration, cela peut être des clôtures, du matériel, l’Odarc a permis l’augmentation du pourcentage subventionné. Toutes ces aides nous manquaient, c’est métier difficile et le fait qu’il y ait un soutien financier et moral, c’est plus clair pour nous. » 

Une batterie d’aides

A travers son plan, l’ODARC propose des aides à la fois humaines avec le recrutement de deux techniciens pour la filière, financières pour la modernisation et l’électrification des exploitations, commerciales avec la création d’une _« IGP Cabri de Corse »_et techniques avec la mise en place à Altiani d’un haras de boucs afin d’avoir un meilleur contrôle de la génétique. 

Ce haras de boucs, est un outil indispensable pour la génétique et pour sécuriser la santé du bétail selon Lisa Carlotti, éleveuse caprine à Calcatoggiu et membre de l’Associu di i Capraghji Corsi : « Ce sont des boucs prélevés sur des élevages du contrôle laitier, avec une bonne génétique. _On a du mal à trouver des animaux en bon état sanitaire et cela va aider à mettre dans les troupeaux des reproducteurs avec un très bon état sanitaire et standard de la race pour aller vers une meilleure production…_On a beaucoup de problèmes sanitaires sur les élevages parce-que c’est une filière qui n’avait pas beaucoup de moyens, il y a beaucoup d’animaux, de chèvres exogènes, qui rentrent et nous apportent des maladies qu’on avait pas même s’il y a aussi des problèmes sur les races corses, mais avoir ce haras de boucs sécurisera au moins les reproducteurs. »

Un travail de fond

Le fruit de deux années de travail, nous explique Lionel Mortini, le président de l’ODARC : «  Le conseil exécutif a été réactif puisque dès mon élection nous avons travaillé sur ce plan et nous allons continuer avec la filière, le plus important est de pouvoir travailler ensemble et on réussira. Les difficultés peuvent êtres structurelles, il y la problématique sanitaire, la faible productivité sans travail sur la génétique ce que nous sommes en train de mettre en place, l’éligibilité des surfaces aussi, et l’introduction de races exogènes, des problèmes auxquels nous sommes en train de remédier dans le cadre d’un véritable travail de fond. »

A travers son plan, l’ODARC propose des aides à la fois humaines, financières, commerciales et techniques
A travers son plan, l’ODARC propose des aides à la fois humaines, financières, commerciales et techniques © Radio France
Maxime Becmeur





Source

Related posts

“Quand il y a deux descentes d’affilée, c’est qu’il y a eu des manques”

adrien

DIRECT VIDEO – Suivez l’investiture de Joe Biden, 46e président des Etats-Unis

adrien

On en sait plus sur la tentative d’assassinat nocturne dans le centre de L’Île-Rousse

adrien