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à quoi va ressembler le mois de janvier ?

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Ce début d’année 2021 est encore marqué par l’épidémie de coronavirus en France. Ces derniers jours, on dénombrait environ 15.000 nouvelles contaminations en moyenne chaque jour, selon les données de Santé publique France, loin donc de l’objectif gouvernemental des 5.000 cas fixé par Emmanuel Macron.

L’exécutif a donc annoncé de nouvelles mesures pour éviter une troisième vague, tant redoutée. Afin d’échapper à un nouveau confinement en France, le gouvernement a notamment choisi d’avancer le couvre-feu dans plusieurs départements.

Couvre-feu avancé dans certains territoires

Depuis ce samedi 2 janvier, le couvre-feu est en vigueur deux heures plus tôt, à 18h, dans une partie de l’Est du pays. Selon le ministre de la Santé Olivier Véran, “la situation est problématique dans quatre régions” : le Grand Est, la Bourgogne Franche-Comté, la région Auvergne-Rhône-Alpes, et le département des Alpes-Maritimes.

15 départements sont concernés par cette mesure, des Ardennes jusqu’aux Alpes-Maritimes, en passant par le Jura et les Vosges. Elle est mise en œuvre après concertation avec les élus, préfets et agences régionales de santé.

Si le maire de Nice Christian Estrosi se dit satisfait, le maire de Nancy, Mathieu Klein, estime lui que “le couvre feu est une mesure tardive, qui risque de s’avérer insuffisante“. Le président du département des Vosges François Vannson s’est aussi dit “sceptique” sur franceinfo ce vendredi : “Est-ce que ce sont ces deux heures de couvre-feu avancées qui vont vraiment changer la donne ? Pour ma part, je suis sceptique”.

C’est aussi l’avis du Conseil scientifique remis au gouvernement le 23 décembre et rendu public en début de semaine, qui recommande d’aller vite en raison d’une “probable” reprise “incontrôlée de l’épidémie” à cause du “surcroît de contaminations” provoqué par les fêtes de fin d’année.

Après avoir expliqué qu’un troisième confinement n’était pas exclu, le ministre de la Santé a souligné mardi soir sur France 2 que la mesure n’était pas envisagée pour le moment : “Nous ne voulons pas confiner à ce stade, ni un confinement généralisé, ni un confinement local“.

La campagne de vaccination va s’étendre

La campagne de vaccination, débutée le 27 décembre dans l’Hexagone, se poursuit dans les Ehpad. La prochaine étape concernera, d’ici à fin janvier, les “professionnels de santé de 50 ans et plus ou qui souffrent de maladies qui les exposent à des risques de forme grave“, a annoncé mardi dernier Olivier Véran. Sur TF1 ce vendredi, Gabriel Attal a assuré que “ce sont les régions les plus concernées qui seront approvisionnées en premier, c’est-à-dire dans les régions de l’Est”.

Ensuite, 14 millions de personnes jugées fragiles du fait de leur âge ou de leurs pathologies pourront être vaccinées en février, puis l’ensemble de la population, au printemps. Emmanuel Macron avait annoncé fin novembre que la vaccination contre le Covid-19 ne serait pas obligatoire en France.

Des critiques se font de plus en plus nombreuses contre le rythme jugé trop lent des vaccinations, par rapport à nos voisins allemands ou aux Etats-Unis. “On n’est pas parti pour un 100 mètres mais pour un marathon, se défend-on au ministère de la Santé selon l’AFP. Face à un très fort scepticisme dans la population française, nous avons fait le choix de prendre le temps nécessaire pour installer cette vaccination“. Quelque 35 Français sont tirés au sort ce lundi 4 janvier pour former un “collectif de citoyen”, chargé de se prononcer sur la stratégie vaccinale en France.

Selon un sondage Ipsos Global Advisor, seuls quatre Français sur dix souhaitent se faire vacciner contre le Covid-19. Cela fait de la France la “championne du monde” des pays réfractaires, devant la Russie et l’Afrique du Sud.

Retour envisagé des étudiants dans les universités

Mercredi, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a souligné que certains étudiants “ont vraiment besoin de pouvoir retourner physiquement à l’université“. Même si la situation sanitaire n’est pas au mieux, leur retour pourrait se faire : “Peut-être que par petits groupes, on pourra organiser les choses“.

Le 18 décembre dernier, le ministère de l’Enseignement supérieur avaient indiqué que certains étudiants pourraient retrouver le chemin de l’université dès la semaine du 4 janvier. Les jeunes “en situation de grande vulnérabilité“, mais “dans la limite de 10 personnes par groupe“.

Ouverture des commerces les dimanches de janvier ?

Concernant les commerces, le ministère de l’Economie a indiqué le 29 décembre à franceinfo être favorable à leur ouverture tous les dimanches du mois de janvier. Cette mesure a été demandée par le Conseil du commerce de France, suite à la fermeture des magasins lors du reconfinement.

Bercy envisage cette mesure pour deux raisons : écouler les stocks invendus plus tôt dans l’année et permettre un étalement des flux de clients dans les magasins pendant les soldes, qui ont été repoussés au 20 janvier.

Prolongation de la fermeture des lieux de culture

Le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, invité sur TF1 ce vendredi 1er janvier, a confirmé que les établissements culturels ne pourraient pas rouvrir le 7 janvier, à cause de l’épidémie de coronavirus. Sur BFMTV mercredi, le porte-parole du gouvernement avait déjà averti qu’une réouverture des lieux culturels le 7 janvier était “très peu probable” à cause du “plateau assez haut” des contaminations à 15.000 contaminations par jour en moyenne.

Les cinémas, musées, théâtres et salles de concert sont fermés depuis le début du second confinement, fin octobre. Le 23 décembre dernier, le Conseil d’Etat, saisi par des professionnels de la culture, a validé cette fermeture “au vu du contexte sanitaire“.

Mais la plus haute juridiction française a tout de même précisé que, si la situation sanitaire s’améliorait, le maintien de la fermeture générale des lieux de spectacles, attentatoire aux libertés, ne pourra pas être “justifiée par la seule persistance d’un risque de contamination de spectateurs par le virus SARS-CoV-2“.

Les restaurants et les bars dans l’attente

Fin novembre, Emmanuel Macron avait dit envisager une réouverture des restaurants le 20 janvier, en fonction de la situation sanitaire. Le Président de la République n’avait en revanche pas donné de date pour les bars et les discothèques, fermées elles depuis le mois de mars.

Au lendemain d’une grande manifestation de restaurateurs et cafetiers à Paris, le Premier ministre Jean Castex, invité sur Europe 1, avait déclaré mi-décembre qu’il ne pouvait “pas garantir” la réouverture de leurs établissements au 20 janvier. Et les chiffres de l’épidémie de Covid-19 ne se sont pas arrangés depuis. 

Les stations de ski toujours fermées

L’Agence Savoie Mont Blanc, représentant 112 stations de ski de Savoie et Haute-Savoie, a “exigé” jeudi du gouvernement une date d’ouverture de la saison de sports d’hiver, dans une lettre ouverte, jugeant d’une “urgence absolue” d’avoir une visibilité pour janvier. “Stop aux tergiversations !”, écrivent Vincent Rolland et Nicolas Rubin, coprésidents de l’organe territorial de promotion touristique, dans cette lettre ouverte au gouvernement.

“Ce n’est plus tenable pour les 112 stations de Savoie et Haute-Savoie qui représentent deux tiers du ski français et l’ensemble des socio-professionnels et salariés ainsi que toute la chaîne économique qui en dépend”, ajoutent les co-présidents. 

La date du 7 janvier avait été avancée pour la réouverture des remontées mécaniques à l’issue d’une visioconférence le 11 décembre entre gouvernement et élus et acteurs de la montagne. Mais elle pourrait s’éloigner face à une augmentation de la circulation du virus.





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