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à quoi s’attendre ce jeudi ?



La CGT, FO, la FSU, Solidaires et plusieurs organisations de jeunesse comme l’UNL et et l’Unef appellent à une nouvelle journée de mobilisation interprofessionnelle « sur les salaires et l’emploi » ce jeudi. Les organisateurs demandent une augmentation du Smic et du point d’indice des fonctionnaires, et plus généralement de tous les salaires, des allocations et des pensions de retraite. Selon un sondage Ipsos pour France Inter publié lundi, le sujet du pouvoir d’achat arrive en tête des préoccupations des Français, devant le système de santé et l’environnement. 

A quelle mobilisation s’attendre ?

La précédente mobilisation interprofessionnelle, le 5 octobre, avait mobilisé 85.400 personnes selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, plus de 160.000 selon la CGT. Ce jeudi à Paris, une manifestation s’élancera vers 13h30 de la place de la Bastille en direction de Bercy, après un « meeting concert » à partir de midi. Deux autres manifestations sont notamment déclarées à Marseille à partir de 10h30 et à Bordeaux à partir de 11h30.

Ailleurs en France, en plus des mobilisations, les rangs des manifestants seront grossis par des salariés du public et du privé, déjà mobilisés ces dernières semaines, comme les personnels hospitaliers ou les enseignants. Les enseignants et les agents publics des écoles sont en effet appelés à rejoindre le mouvement. A Poitiers, l’accueil des enfants sera « perturbé dans les écoles et les accueils périscolaires » prévient d’ores et déjà la municipalité dans un communiqué, rapporte France Bleu Poitou. Même chose dans le Berry, à Châteauroux ou à Bourges, par exemple.

Les transports pourront être perturbés également, comme en Nouvelle-Aquitaine, rapporte France Bleu Gascogne, où la SNCF annonce des perturbations dès ce mercredi 19 heures et jusqu’à vendredi, 8 heures. Les transports en commun pourront être touchés eux aussi, comme à Pau où selon France Bleu Béarn Bigorre, le trafic des bus sera perturbé ce jeudi.

Le pouvoir d’achat, le noeud du problème 

« La première préoccupation du monde du travail et des citoyens dans ce pays, c’est la question du pouvoir d’achat et donc des salaires (…) Les questions sociales, grâce à nos mobilisations, doivent rester au coeur (…) des débats », affirme le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, dans une vidéo publiée vendredi sur Youtube, à moins de trois mois du premier tour de l’élection présidentielle et alors que l’inflation a atteint +2,8% sur un an en décembre.

« Personne ne peut ignorer le contexte social et économique, les augmentations de produits de première nécessité, de l’énergie comme de l’alimentation et finalement du coût de la vie pour toutes et tous » écrivent en choeur les syndicats dans leur appel à la mobilisation. « Avant avec 50 euros on remplissait un caddy, maintenant on ne le remplit plus. C’est de la survie« , témoigne ainsi Fatima auprès de France Bleu Provence. Atsem dans une école du 15e arrondissement de Marseille, elle gagne 1.800 euros brut par mois après 21 ans d’ancienneté. « Imaginez-vous ce que ça donne en salaire net ! Quand on monte d’un échelon, on gagne 10 euros de plus… Quand je vois ma facture d’électricité, ce n’est pas 10 euros de plus, elle a carrément doublé !« 

Les syndicats déplorent notamment qu’il n’y ait pas eu de coup de pouce au Smic au cours du quinquennat d’Emmanuel Macron, ni de relèvement du point d’indice. Et si des négociations salariales sont engagées dans de nombreuses branches, les résultats ne sont pas forcément au rendez-vous : dans la coiffure, les transports, les laboratoires de biologie médicale, la pharmacie, « on n’est pas satisfaits », a énuméré lundi auprès de Boursorama le secrétaire général de FO, Yves Veyrier. 

« Il y a eu quelques augmentations qui ont été négociées pendant l’année 2021, mais qui restent dans l’ensemble à des niveaux faibles, donc on ne peut pas dire pour le moment qu’il y a eu une reconnaissance de ce qui a été fait pendant la crise sanitaire et de leur rôle social », a résumé vendredi sur franceinfo la chercheuse Christine Erhel, directrice du Centre d’études de l’emploi et du travail, évoquant les salariés de la « deuxième ligne », qui ont contribué à la bonne marche de l’économie durant la crise sanitaire.

Le numéro un de la CFDT, Laurent Berger, a d’ailleurs appelé ce dimanche dans le JDD à ce que le pouvoir d’achat, « préoccupation essentielle dans le monde du travail », devienne « un sujet dans la campagne » présidentielle. Le premier syndicat français ne joindra cependant pas ses forces à l’intersyndicale jeudi. « C’est la multiplication des initiatives concrètes et ciblées qui fera le résultat. Pas la grande manifestation interprofessionnelle. Le fourre-tout ne marche pas », plaide-t-il.

Les organisations syndicales se sont d’ores et déjà donné rendez-vous vendredi matin pour une réunion destinée à décider des suites du mouvement. L’Unsa et la CFE-CGC ont annoncé leur venue. 





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