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77.500 personnes dans les rues dont 8.200 à Paris


Exaspérés par la valse des protocoles sanitaires liés à l’épidémie de Covid-19, les enseignants et personnels de l’Éducation nationale sont nombreux à avoir cessé le travail ce jeudi protester contre la gestion par le gouvernement de la crise sanitaire dans les établissements scolaires. Selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, 77.500 personnes sont descendues dans les rues dont 8.200 à Paris. 

L’ensemble des syndicats enseignants, ainsi que les inspecteurs de l’Éducation nationale ou les chefs d’établissements, avaient appelé à manifester. Les mouvements lycéens FIDL, MNL et La Voix lycéenne, ainsi que la FCPE, première organisation de parents d’élèves, ont aussi rejoint le mouvement, cette dernière invitant les parents à ne pas déposer leurs enfants à l’école. Une mobilisation qualifiée d’« historique » par le SNUipp-FSU, le premier syndicat du primaire.

Dans les écoles maternelles et élémentaires, 38,5% des enseignants ont répondu à l’appel des syndicats a annoncé le ministère de l’Éducation nationale à la mi-journée. Le SNUipp-FSU avait évoqué 75% de grévistes. Dans les collèges et lycées, 62% des enseignants ont cessé le travail, selon le Snes-FSU qui a compté 80% de grévistes chez les AED [assistants d’éducation] et les surveillants. De son côté, le ministère a fait état de 23,73% d’enseignants grévistes dans le secondaire.

Des actions dans tout le pays

Le ministère a recensé 136 actions dans tout le pays. Des cortèges ont défilé dans toutes la France. À Reims, dans la Marne, 700 professeurs, personnels de l’Éducation nationale accompagnés d’élèves ont manifesté entre la Maison des syndicats et le rectorat. À Belfort, en Territoire de Belfort, 300 personnes se sont réunies devant l’inspection académique et des pancartes « marre d’être méprisés » ont été déposées devant le bâtiment. À Clermont-Ferrand, dans le Puy-de-Dôme, plus 1.200 manifestants ont défilé derrière le slogan « On veut des maîtresses ». Une délégation a également été reçue par le recteur de l’Académie. 

À Saint-Étienne, dans la Loire, un millier de manifestants se sont rassemblés devant la bourse du travail avec des slogans tels que « Macron Blanquer, ça pass pas », « des moyens pour l’école » ou encore « respect des personnels ». À Marseille, dans les Bouches-du-Rhône, 2.200 personnes ont défilé dans la matinée. Ils étaient 4.000 à Toulouse (Haute-Garonne) selon les syndicats, 3.000 à Bordeaux d’après les organisateurs, 1.500 à Lille selon la préfecture, plus de 1.200 dans les rues de Tours (Indre-et-Loire) selon les syndicats, près de 1.500 dans les deux Charentes, entre 2.000 et 3.000 à Montpellier (Hérault), un millier à Bayonne au Pays Basque et au Mans en Sarthe, entre 1.500 et 2.000 dans les rues de Caen, au moins 600 à Nice dans les Alpes-Maritimes, 700 à Avignon (Vaucluse) et autant à Laval en Mayenne, plus de 400 à Périgueux etc.

Cortège de manifestants à Laval, en Mayenne.
Cortège de manifestants à Laval, en Mayenne. © Radio France
Evan Lebastard

Des protocoles sanitaires « découverts à la télé »

« En vingt ans de direction, c’est la première fois que je suis dépassée », a raconté une directrice d’école des Pyrénées-Orientales à France Bleu Roussillon. « J’ai la tête sous l’eau, perdue dans les protocoles qu’on découvre à la télé. » 

À cela s’ajoute « le problème des remplacements qui n’est pas nouveau », estime Nelly Larchevêque, enseignante spécialisée à Fleury-les-Aubrais et représentante du Sgen-CFDT. « Et forcément, en cette période c’est encore plus compliqué« , a-t-elle expliqué à France Bleu Orléans. Son syndicat plaide pour la fermeture des classes dans le 1er degré, dès qu’il y a un cas de Covid. 

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L’opposition de gauche dans les cortèges

À l’unisson des syndicats d’enseignants, les candidats de gauche ont fustigé la gestion de la crise sanitaire à l’école. Jean-Luc Mélenchon s’en est pris avec virulence au ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer, le qualifiant de « crétin utile ». « Il a à moitié démoli l’école mais a réussi à mettre tout le monde d’accord, c’est pas mal. Il faut laisser leur chance aux bons à rien », a-t-il lancé en marge de la manifestation parisienne. 

La socialiste Anne Hidalgo, qui estime que « l’école a été largement abîmée par la politique conduite » par l’exécutif, le communiste Fabien Roussel et l’ex-ministre de François Hollande Christiane Taubira étaient également dans le cortège parisien.

L’écologiste Yannick Jadot, qui estime qu’« il faut changer de ministre pour pouvoir restaurer la confiance« , a défilé à Grenoble.





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